NOTRE APPROCHE · PARTIE 01 / 04

Les sciences comportementales appliquées.

Comprendre scientifiquement comment les personnes agissent réellement au travail, et pourquoi elles ne font pas toujours ce qu’elles veulent faire.

Lecture · 5 min
01
1.1 · QU’EST-CE QU’UN COMPORTEMENT ?

Ce qu’une personne fait, que l’on peut observer, dans une situation donnée.

Un comportement a un acteur, une action, un contexte et un moment. « Être plus agile » ou « adhérer au projet » n’en sont pas : ce sont des intentions, ou des jugements. Tant que l’ambition n’est pas traduite en comportements, on ne peut ni agir dessus, ni la mesurer.

CE N’EST PAS UN COMPORTEMENTC’EST UN COMPORTEMENT
Être plus collaboratifPartager l’ordre du jour 24 h avant chaque réunion d’équipe
Adhérer à l’IAUtiliser l’assistant IA pour rédiger la première version de chaque compte rendu client
Développer une culture du feedbackLe manager donne un retour précis à la fin de chaque point individuel hebdomadaire
1.2 · QUE SONT LES SCIENCES COMPORTEMENTALES ?

Un ensemble de disciplines qui étudient comment nous décidons et agissons réellement.

Elles combinent les apports de plusieurs champs de recherche pour expliquer ce qui influence nos conduites. Appliquées aux organisations, elles servent à concevoir des environnements, des pratiques managériales et des modes de fonctionnement qui rendent les comportements souhaités plus simples, plus probables et plus durables.

01Psychologie cognitiveAttention, charge mentale, mémoire, prise de décision.
02Psychologie socialeInfluence, normes, dynamiques de groupe, identité.
03Économie comportementaleHeuristiques, biais, aversion à la perte, effets de cadrage.
04Psychologie des organisationsRôles, leadership, climat, sécurité psychologique.
05Design comportementalArchitecture de choix, conception des environnements de travail.
06ÉvaluationExpérimentation de terrain, mesure avant / après, analyse de contribution.
1.3 · L’ÉCART INTENTION–ACTION

Vouloir changer ne suffit pas à changer.

Une méta-analyse de référence le montre : un changement d’intention important ne produit, en moyenne, qu’un changement de comportement modeste. Entre les deux, des objectifs contradictoires, un outil mal adapté, un manque de temps ou d’autorité.

Webb, T. L. & Sheeran, P. (2006). Psychological Bulletin, 132(2), 249–268. doi
TAILLE D’EFFET MOYENNE (d de Cohen)
Changement d’intentiond = 0,66
Changement de comportementd = 0,36
L’écart entre ces deux barres, c’est exactement là que nous travaillons.
1.4 · LE MODÈLE COM-B

Pour agir, il faut pouvoir, en avoir l’occasion, et le vouloir.

Développé à l’University College London, COM-B est le point de départ de chacun de nos diagnostics. Un comportement survient quand trois conditions sont réunies. Sélectionnez-en une.

Michie, van Stralen & West (2011). The behaviour change wheel. Implementation Science, 6, 42.
BComportement
OPPORTUNITÉ PHYSIQUE
Temps, outils, accès, ergonomie de l’environnement.
OPPORTUNITÉ SOCIALE
Normes, consignes managériales, exemplarité, critères d’évaluation.
LA QUESTION À POSER
L’environnement de travail permet-il ce comportement sans friction, ou le décourage-t-il ?
PARTIE SUIVANTE02 Du change management au change enablement→
POUR ALLER PLUS LOIN

Nos partis pris

Tous les articles →
5 mythes sur les sciences comportementales appliquées au travailRasoir d’Ockham : modéliser le facteur humain au service du changementÉconomie cognitive : ce que l’IA change dans le travail

Votre prochaine transformation mérite mieux qu’un pari.

Discutons de votre projet →